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Jean Pierre Bayle

Rédiger une check-list

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Bonjour,

 

Je vous avais narré la mésaventure d'un élève pilote qui s'était posé sur le ventre faute d'avoir effectué la check-list avant atterrissage. Un poste récent sur une hélice d'un Q500 qui avait une bulle d'air qui s'est ouverte en vol montre la nécessité d'effectuer un certain nombre de vérifications avant vol (heureusement le pilote a pu ramener le Multi rotor au sol sans dégâts). Une réponse : la check-list.

 

Précisons qu'il ne s'agit pas d'effectuer un contrôle complet de tout le matériel, contrôle que l'on doit effectuer périodiquement, environ tous les mois, mais des vérifications indispensables pour assurer la sécurité du matériel et, surtout, des personnes : le pilote et les éventuels spectateurs.

 

Une check-list est personnelle et spécifique, tant il est vrai que les matériels (Multirotor et émetteur ) sont différents d'un pilote à l'autre. Pour les pilotes professionnels, les check-list sont écrites et le copilote lit la check-list pendant que le pilote vérifie chaque item. Au niveau de notre loisir, je préconise que la check-list soit également écrite, sur une fiche cartonnée par exemple, que vous pourrez faire plastifier. À moins d'avoir un assistant, c'est vous qui lirez la check-list., Rien ne vous empêche d'ailleurs, d'apprendre par cœur une phrase mnémotechnique qui vous permettra de réaliser les différents contrôles sans avoir à lire votre "pense bête" (je vous donnerai un exemple).

 

Je ne prétends pas à l'exhaustivité, mais les points suivants me paraissent être incontournables. Il conviendra ensuite, éventuellement, de les compléter, et de les assembler dans un ordre logique.

 

L'aspect mécanique : il ne s'agit pas de vérifier que toutes les vis sont serrées, mais s'intéresser à, au plus, quatre éléments : les hélices (sur les"gros", on vérifie le serrage ; sur les "petits", on vérifie qu'elles sont bien enfoncées) , le train d'atterrissage (surtout sur les "gros"), la canopy ( vissée ou clipsée) ; la fixation de la batterie. Chacun décide (souvent en fonction de la valeur du matériel) LA vérification indispensable (généralement les hélices).

 

L'aspect électrique : les batteries. Sont elles chargées ? Ne rigolez pas ! Pour l'émetteur, il suffit de vérifier la couleur de la led, ou le pictogramme. Pour les batteries de propulsion, généralement, on en emporte plusieurs et elles sont chargées. Alors, où est le problème ? Tout simplement de réutiliser la batterie que vous venez de vider (si!) ; pendant l'intervalle entre deux vols (parfois assez long pour les "petits", quand on laisse les moteurs refroidir), la batterie s'est refaite une petite santé, suffisante pour décoller et vous lâcher ensuite (sur un nano qx, il tombe immédiatement !) ; la solution consiste à numéroter les batteries (avec un feutre ou un chiffre collant) et à les utiliser dans l'ordre (si vous n'arrivez pas à vous souvenir que vous avez déjà effectué deux vols et qu'il faut donc utiliser la batterie numéro 3, il faut consulter ....!).

 

L'émetteur : le bon modèle (!) ; il est vrai que la plupart des émetteurs ne se connecteront pas au modèle, s'il n'a pas été appairé auparavant, mais il arrive qu'on fasse une copie d'un modèle dans une autre mémoire, pour essayer d'autres réglages et qu'on oublie de réappairer. Autre vérification : la position des manches (surtout celui des gaz sur tout réduit) et celles des interrupteurs (vous décollez en mode 3D avec grands débattements, alors que vous pensiez être en mode stabilité avec petits débattements !). Enfin : le Failsafe : quand vous éteignez l'émetteur, les moteurs du multirotor doivent s'arrêter (cette vérification suppose que vous avez déjà mis le multirotor en route). Cette dernière vérification est souvent omise, et c'est dommage.

 

La mise en route : chaque multirotor à une procédure spécifique qu'il faut respecter ; en général, on allume l'émetteur en premier, puis (sur certains, il faut attendre au minimum 5 secondes), on branche la batterie de propulsion sur le multirotor ; s'en suit des bips et des clignotements de led qu'on doit savoir interpréter.

 

Vérification du sens des commandes : vous êtes prêt à décoller ; le multirotor est en route, posé devant vous à la distance de sécurité ; vous mettez un filet de gaz, de façon qu'il devienne léger sur ses patins et vous testez le longitudinal (manche de droite vers l'avant, il s'incline vers l'avant), le latéral (manche de droite vers la droite, il s'incline à droite), et le lacet (manche de gauche vers la droite, le Multirotor a tendance à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, donc vers la droite). Pourquoi cette vérification : d'abord pour être certain que le multirotor est bien positionné, c'est à dire l'arrière vers vous (sauf si vous vous entraînez au décollage de face) ; ensuite, effectivement, il n'y a aucune raison que le sens des commandes ait changé depuis votre précédent vol, mais, si, par hasard, vous êtes intervenu dans la programmation, vous auriez pu, par inadvertance, inverser le sens de certaines des voies.

 

Tout ce qui précède relève du bon sens et, dans la majorité des cas, ne servira strictement à rien, car tout sera nickel ! Mais, c'est comme les assurances, il suffit d'une seule fois…

 

Phrase mnémotechnique : Sois HEureux (Serrage HElices), CHARmant (CHARge des batteries), METiculeux (éMETteur : gaz, interrupteurs, Failsafe), COnSciEncieux (COmmandes SENs).

 

A vous

 

Bons vols

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Bonsoir,

Très bonne initiative et le présomptueux qui pense ne rien oublier, le regrettera un jour ou l'autre et souvent même très rapidement.

Je vais de ce pas commencer la création de ma Check-list pour le "Blade chroma".

Une petite anecdote d'ailleurs. Lors de mon 3ème vol, trop pressé d'utiliser le joujou, j'ai oublié de sortir l'antenne GPS (mat) sur le drone.

Résultat, au décollage, perte immédiate du contrôle et le drone est venu lamentablement s'écraser dans les broussailles.

Constat, une hélice cassée et la caméra qui s'est désolidarisée du drone. J'ai cru pendant un moment qu'elle ne fonctionnait plus.

Heureusement, ce n'était qu'une petite prise sur la caméra qui s'était déboitée. Plus de peur que de mal. Coût de l'opération, 20euros.

( une paire d'hélices). :(

Depuis, j'ai peint la partie antenne du drone en noir, l'engin étant tout blanc le regard est attiré par cette partie sombre.

L'âge aidant, il faut trouver des astuces pour compenser les manques, coté mémoire.

Merci pour cette initiative.

Modifié par groscharles13

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Attitude à adopter tout au début pour acquérir rapidement les bons reflexes du pilote...qui deviendront indispensables lors d'achat d'un drone de qualité "pro".

jalbert.

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